Dans le bâtiment comme dans toute PME, la trésorerie n’est pas seulement un indicateur : c’est le carburant qui permet à l’entreprise d’avancer. Pourtant, beaucoup de dirigeants découvrent trop tard que les tensions de trésorerie étaient prévisibles — et évitables. Voici les 5 signaux d’alerte qui doivent absolument retenir l’attention d’un dirigeant.
1. Les délais de paiement clients s’allongent discrètement
Un retard par-ci, un acompte repoussé par-là… et la trésorerie commence déjà à se tendre.
Dans le bâtiment, cette dérive est fréquente : modifications de chantier, attente de validation, délais de facturation.
Ce qu’il faut surveiller :
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Pourcentage de factures dépassant 30 ou 45 jours
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Taux de relances nécessaires
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Variation du DSO (Days Sales Outstanding)
Un suivi rigoureux évite que ces retards ne deviennent structurels.
2. Les marges de chantier s’effritent sans explication claire
Hausse des coûts matériaux, sous-évaluation du temps de main-d’œuvre, imprévus non compensés…
Quand les marges réelles ne correspondent plus aux marges prévues, la trésorerie souffre.
Le signe d’alerte :
vous commencez à équilibrer un chantier avec les acomptes du suivant.
3. Le compte fournisseurs devient votre seule variable d’équilibre
Décaler un paiement fournisseur peut dépanner ponctuellement.
Mais quand cela devient un mode de fonctionnement, c’est le signe d’un manque de visibilité.
Conséquences possibles :
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confiance réduite des fournisseurs
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conditions négociées moins favorables
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risque de rupture d’approvisionnement
4. Les stocks ou les acomptes immobilisés deviennent trop importants
Dans le bâtiment, le stockage excessif ou les acomptes mal planifiés peuvent absorber beaucoup de liquidités.
Les questions à se poser :
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Y a-t-il des matériaux immobiles depuis plus de 3 mois ?
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Le plan de commande est-il aligné sur le calendrier de production réel ?
5. Le dirigeant pilote « au ressenti » plutôt qu’avec des indicateurs
C’est un phénomène très courant en TPE/PME : le dirigeant connaît son activité et pense pouvoir « sentir » la situation.
Mais dans un contexte incertain, l’absence d’indicateurs fiables est l’un des plus grands facteurs de risque.
Les outils indispensables :
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tableau de bord de trésorerie
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suivi des marges chantier
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prévisions glissantes à 3 ou 6 mois
Comment anticiper et sécuriser sa trésorerie ?
En mettant en place un système de pilotage clair, adapté à la taille de l’entreprise, et en étant accompagné pour l’analyse des chiffres et des tendances.
Un regard externe aide à :
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identifier les fuites de trésorerie,
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structurer les outils de suivi,
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anticiper les creux d’activité,
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sécuriser la relation fournisseurs/clients.
Conclusion
La trésorerie ne lâche jamais d’un coup : elle envoie des signaux.
Encore faut-il savoir les lire — et agir à temps.
👉 ArCap Conseil accompagne les dirigeants pour anticiper plutôt que subir.
Un diagnostic rapide peut déjà révéler des leviers simples et efficaces pour regagner en sérénité.

